Adopter des vers de terre pour réduire ses déchets

Vous me l’avez beaucoup demandé, voici mon article sur notre lombricomposteur ! (ce n’est pas vrai, cet article est le 1er que je rédige mais j’ai envie de faire comme si j’avais une communauté qui attend avec impatience mes articles :))

Réduire ses déchets… Ok, mais comment ?

La prise de conscience du volume de déchets que l’on jette de manière régulière est venue avec le temps, je dirais il y a environ 2 ans. Il y a encore quelques années, je ne me posais pas vraiment de questions. Je jetais, point. Et puis je ne sais pas si c’est la maturité ou les médias, ou peut être un peu des 2, mais j’ai fini par réaliser qu’on jetait très souvent nos poubelles, et parfois simplement à cause des épluchures qui commençaient à pourrir et qui attiraient les mouches et moucherons. En me renseignant un peu, j’ai découvert que les déchets organiques représentent en moyenne 1/3 de ce que l’on jette. Mes parents habitent à la campagne, ils jettent tout ce qui est biodégradable au compost (épluchures de fruits et légumes, coquilles d’œufs, morceaux de pain rassis, sachets de thé, marc de café, restes de repas, végétaux…) et il faut dire que c’est vraiment une bonne solution pour réduire ses déchets. Lorsque j’ai voulu prendre les choses en main, ma sœur chérie m’a parlé de copains à elle qui avaient adopté un lombricomposteur, c’est-à-dire un bac avec des vers de terre à l’intérieur qui se chargent de grignoter tous les déchets organiques qu’on leur donne. Ses copains vivaient en appartement, comme nous, et étaient ravis de leur lombricomposteur. On s’est alors dit qu’il était temps de se lancer et de tester ça par nous mêmes.

Le modèle retenu

1ère étape, chercher l’heureux élu, et choisir celui qui vous convient le mieux, sachant qu’il existe de nombreux modèles différents. En regardant, j’ai l’impression que l’offre est encore plus fournie aujourd’hui que lorsque j’avais cherché la première fois ! Il faut bien distinguer les composteurs de cuisine (plus petits et sans lombrics), des lombricomposteurs (avec lombrics).  En plastique, en bois, jolis, moins jolis…  Après une petite étude, nous avons choisi de porter notre choix sur le City Worms, acheté sur verslaterre.fr . « Le lombricomposteur pour particuliers le plus performant et le plus pratique au monde » d’après le site, rien que ça ! C’était le modèle des copains de ma sœur, les avis étaient bons dessus, le prix nous convenait, le site internet est bien fait et regorge d’infos, et on avait la possibilité d’acheter un kit complet pour se lancer dans le lombricompostage. On voulait mettre toutes les chances de notre côté pour que ça marche et ne pas se retrouver avec une colonie de vers de terre dont on ne sait pas quoi faire. Certes, ce n’est peut être pas le plus esthétique, certains modèles en bois sont plus jolis, mais le plastique a l’avantage de ne pas s’abimer. Et puis c’est du plastique recyclé et qui est 100% fabriqué en France !

Le voici, notre lombricomposteur CityWorms acheté sur verslaterre.fr

Comment ça marche 

Petite excitation au moment de recevoir notre colis, je me demandais bien comment allait se présenter le paquet qui contenait les vers ! Et c’est très bien fait : On reçoit les différents éléments à monter pour construire son lombricomposteur, et dans un sachet à part, les vers qui sont dans une petite quantité de compost pour qu’ils soient à l’aise le temps de la livraison. 2 temps, 3 mouvements, ça y est le lombricomposteur est monté. Il ne reste plus qu’à l’aménager pour que nos petits protégés s’y sentent bien. Si on suit les instructions, ce n’est vraiment pas compliqué et je trouve que c’est sincèrement accessible à tous. Nous avons installé la bête sur le balcon, bien qu’il soit possible de le mettre aussi dans une cuisine par exemple, on a quand même préféré le mettre à l’extérieur. L’déal est d’avoir un endroit pas trop ensoleillé car les lombrics n’apprécient pas la lumière, ni la chaleur.

Et nous voilà donc à la tête d’un petit élevage de lombrics à chouchouter !

Au début, on avait l’impression que les vers faisaient la grève de la faim. Le tas d’épluchures qu’on leur avait donné ne diminuait pas, et on pensait qu’il y avait un problème. Nous sommes partis pendant une dizaine de jours pendant les vacances de Noël, et à notre retour, tadaaa ! C’était parti pour la grande aventure ! Les vers avaient commencé à manger et on commençait à voir apparaitre le compost. En fait, il suffit d’être un peu patient, les vers ont besoin de temps pour s’adapter. J’avais envie de voir des résultats vite, mais la clé c’est de suivre le rythme des vers. Si on remarque qu’ils ne mangent pas, surtout au début, alors il faut ralentir et leur donner moins de déchets.

Un mélange plutôt photogénique ! On peut distinguer notamment des peaux de banane, du carton, des feuilles mortes, des restes de thé, des épluchures de carotte… et dans le milieu, quelques vers qui se promènent tranquillement (le tissu que l’on aperçoit sur le côté gauche sert à recouvrir les déchets, pour maintenir l’humidité)

Au menu pour les vers

Concrètement, voici que ce que nous donnons à nos lombrics :

-Epluchures de fruits et légumes SAUF : oignon, ail, échalote, pomme de terre et les agrumes. Sinon, pour tout le reste, banane, pomme, carottes, courgette, concombre… Il faut quand même penser à couper en petits morceaux les épluchures (eh oui, les vers apprécient moins les gros morceaux donc ils risquent de mettre beaucoup de temps à les faire disparaitre)

-Feuilles des plantes (quand je retire les feuilles abimées des plantes)

-Sachets de thé (attention, sans agrafe et sans étiquette) ou thé en vrac,

-Coquilles d’œufs de temps en temps et finement broyées

-Carton et papier découpés en morceaux (neutre, sans impression)

Le site indique qu’on peut également donner des restes de repas, sauf les produits d’origine animale (viande-fromage). Ça nous est arrivé aussi des donner des petits restes de pates ou de riz, mais c’est assez rare. Au final nos vers sont surtout végétariens !

Vous récolterez de temps en temps du « jus de compost » (j’ai appris récemment qu’on appelait ça aussi du « lombrithé » ça fait plus chic). C’est le liquide qui est extrait du compost, très riche en matières organiques. On peut l’utiliser pour fertiliser ses plantes, mais ATTENTION à bien diluer ! Naïve, je l’ai donné pur à une de mes plantes…  Elle n’a pas du tout apprécié, et a même fini par mourir ! Renseignement pris, il faut environ 1 volume de jus de compost pour 10 volumes d’eau. Comme je n’ai pas non plus des milliers de plantes, j’en ai donné un peu autour de moi aux personnes que ça pouvait intéresser, et sinon je le jette tout simplement dans l’évier.

Bilan 1 an après avoir adopté notre lombricomposteur

A aucun moment nous n’avons regretté notre achat ! La prise en main s’est faite assez naturellement. Installés sur le balcon, nous rentrons nos vers quand il fait trop chaud (sinon on les retrouve dans le dernier bac de récolte du liquide pour chercher la fraicheur), ou quand il fait trop froid.  Avec le temps, on a appris à connaître les goûts de nos petits vers. Et quelle satisfaction de voir les déchets disparaitre ! Tous mes freins ont été levés assez rapidement. Certaines personnes regardent encore nos vers d’un œil sceptique même après nos explications pour dire à quel point c’est facile. Nous sommes loin d’être parfaits, on aimerait toujours faire plus et trouver des solutions pour réduire nos déchets. Même en faisant attention, je suis toujours découragée quand je vois des produits suremballés sans raison. Mais nous sommes hypers contents de faire ce geste pour diminuer le poids de nos poubelles.

L’un des gros freins concerne les odeurs, il n’y en a pas, même lorsqu’on soulève le couvercle, l’odeur est beaucoup moins forte et moins désagréable que celle d’une poubelle dans laquelle trainent des déchets depuis un moment.

Un autre frein est lié aux vers. Est-ce qu’il s’échappent ? La réponse est non. Le lombricomposteur est fait de telle sorte qu’ils ne peuvent pas en sortir. Il arrive de temps en temps qu’un vers tombe lorsqu’on ouvre le couvercle. Alors je le ramasse et le remet à l’intérieur. Certaines personnes peuvent être dégoutées par les vers, alors je ne leur conseille pas d’adopter un lombricomposteur car de temps en temps il ne faut pas avoir peur de remuer les déchets avec les vers au milieu. J’ai vu un reportage récemment où une femme mettait carrément la main dedans pour remuer. Je ne vais pas jusque là, bien que ce ne soit pas sale, c’est comme de la terre. Pour ma part, je prends un bâton pour mélanger, et une cuillère spécialement prévue à cet effet lorsque je veux déplacer des vers.

La récolte du compost était une étape que je redoutais un peu. Je ne voyais pas comment récupérer le compost sans sacrifier des vers. En fait, c’est tout simple. Il suffit de mettre le dernier bac sur le dessus des autres bacs à compost, et sans remettre le couvercle. Les vers n’aiment pas la lumière du soleil, ils vont donc naturellement chercher à y échapper en allant se réfugier vers le niveau inférieur. Il faut remuer de temps en temps le compost pour faire descendre les derniers récalcitrants, et le tour est joué.

Voilà, je crois que j’ai fait le tour, et j’espère avoir contribué à vous convaincre d’adopter un lombricomposteur pour réduire vos déchets !

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